Cyclotron de l’UCLouvain : 50 ans d’expérience(s), des usages quotidiens

En février 2021, l’UCLouvain célébrait le 50e anniversaire de la pose de la première pierre de son campus à Louvain-la-Neuve (1971). Pourtant, quelques mois plus tôt, en 1970, démarrait un premier chantier d’envergure qui allait mener à l’inauguration, au printemps 1972, du cyclotron de l’UCLouvain , premier bâtiment universitaire achevé sur ce site et, à l’époque, plus important cyclotron d’Europe.

Au fil des ans, le cyclotron de l’UCLouvain a permis de nombreuses découvertes scientifiques et avancées technologiques , notamment dans le traitement des cancers. Pour commémorer une expérience inédite tenue en ses murs en décembre 1990 (l’accélération d’ions radioactifs de courte durée de vie), le bâtiment reçoit ce mardi le titre de «  site historique  » décerné par la société européenne de physique.

De la recherche fondamentale à la recherche appliquée, le cyclotron a permis l’émergence et le développement de sociétés, telle IBA , spin-off de l’UCLouvain créée en 1986 et désormais leader mondial en technologie de protonthérapie , qui emploie plus de 1400 personnes et est présente aux quatre coins du globe.

Et aujourd’hui ? 50 ans après son inauguration et alors que de nombreuses améliorations y ont été apportées, le cyclotron de l’UCLouvain est l’un des trois centres de référence reconnus en Europe et soutenus par l’agence spatiale européenne (ESA).

En 2021, les deux principales applications du cyclotron sont les tests de résistance aux radiations de matériaux et de composants électroniques et la production de membranes nanoet micro-poreuses.
La technologie utilisée au cyclotron permet par exemple de percer jusqu’à plusieurs milliards de trous sur un seul centimètre carré de membrane. Ces membranes ainsi traitées pourront dès lors être utilisées dans l’univers biomédical (filtration du sang, ...) ou les biotechnologies.

Outre la recherche, le cyclotron de l’UCLouvain accueille de nombreuses entreprises  : « le centre de ressources du cyclotron (CRC), l’une des plus importantes plateformes de l’UCLouvain, est autofinancé à 95% », détaille Nancy Postiau , responsable du CRC. Pour y parvenir, des « heures-faisceaux » sont réservées et vendues à des institutions, des universités ou des centres de recherche mais aussi à des entreprises internationales, comme Airbus ou Thalès, ou locales, comme IT4IP, spin-off de l’UCLouvain installée à quelques encâblures du cyclotron et qui développe des membranes poreuses.

Et demain ? « L’expertise du cyclotron de l’UCLouvain est reconnue internationalement, souligne Nancy Postiau, mais il faut qu’on poursuive nos efforts, qu’on reste concurrentiels et compétitifs. » Pour cela, les équipes UCLouvain développeront, grâce à leurs compétences et connaissances, de nouveaux outils pour le secteur spatial (composants commerciaux de satellites miniaturisés) et la radiobiologie.


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