Climat: Etats et règles de transparence

 (Image: Pixabay © CC0)

(Image: Pixabay © CC0)

La Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique engage chaque État à divulguer à intervalles réguliers les résultats des efforts qu’il accomplit en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux effets du changement climatique. Les États respectent-ils leurs engagements?

Les Etats informent-ils des efforts qu’ils accomplissent en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux effets du changement climatique? C’est la question à laquelle Romain Weikmans - chargé de recherches du FNRS au Département Géosciences, Environnement et Société, Faculté des Sciences - et Aarti Gupta - Wageningen University - tentent de répondre dans un article qui est paru début avril, dans la revue Climate Policy .

En se basant sur l’analyse de presque 200 rapports nationaux publiés depuis 2014, leur article met en évidence des différences importantes en matière de conformité des différents États aux règles de transparence en vigueur. Ces règles fixent précisément la fréquence et la nature des informations qui doivent être divulguées par chaque pays.

« Parmi les pays développés, c’est la Finlande qui se conforme le mieux aux règles de transparence établies sous la Convention climat. Les États-Unis, plutôt bons élèves en la matière par le passé, ont par contre eu de très mauvaises performances durant le mandat du président Donald Trump » observent les auteurs.

D’après leur étude, les pays développés respectent en général très bien les règles relatives à la publication de leurs émissions nationales de gaz à effet de serre, ils sont par contre beaucoup moins performants quand il s’agit de divulguer leurs succès et échecs en matière d’atteinte de leurs objectifs d’atténuation des émissions.

« La situation des pays en développement est très contrastée. Sous la Convention climat, ces États - en particulier les plus pauvres d’entre eux - sont soumis à un nombre limité d’obligations en matière de rapportage », poursuivent les chercheurs, « Certaines tendances n’en restent pas moins interpellantes. Ainsi, sept des vingt pays en développement les plus émetteurs de gaz à effet de serre en 2017 ne se conforment quasiment à aucune des obligations qui s’imposent à eux en matière de rapportage ».

Comprendre pourquoi certains États ne veulent ou ne peuvent pas respecter ces règles est crucial car la transparence est au coeur de l’Accord de Paris (signé en 2015) afin de renforcer la lutte contre le changement climatique.

Publier sur The Conversation. "J’ai élargi mes centres d’intérêt scientifique"


This site uses cookies and analysis tools to improve the usability of the site. More information. |