Appartenance politique et adhésion aux mesures COVID-19

Une étude récemment publiée s’interroge sur l’influence de l’appartenance politique sur l’adhésion aux mesures sanitaires durant la pandémie de COVID-19.

Deux études ont été menées au printemps 2020, l’une aux Etats-Unis et l’autre au Royaume-Uni. Dans chaque cas, les participants à l’étude - des citoyens américains et britanniques respectivement - prenaient connaissance d’un message de santé publique relatif à la pandémie. Ce message proposait différentes mesures sanitaires (distanciation sociale, confinement,...). Les participants étaient répartis en différents groupes et les chercheurs faisaient varier aléatoirement l’origine de ce message en précisant qu’il était soit soutenu par des dirigeants Républicains (ou Conservateurs au R-U), soit par des dirigeants Démocrates (ou Travaillistes au R-U), soit par des experts scientifiques sans affiliation politique. Dans les deux cas, les participants, dont les préférences politiques étaient connues, étaient davantage susceptibles d’adhérer aux (mêmes) mesures si elles étaient proposées par des membres de leur parti ou par des experts que par des membres du parti opposé (quel que soit leur parti).

Ces résultats s’expliquent par la confiance plus élevée accordée aux membres de « l’endogroupe » et aux experts par rapport aux membres du parti opposé (« exogroupe »). Cette étude illustre le phénomène du « party over policy » : lorsqu’ils décident d’adhérer ou non à une politique, les gens sont souvent plus sensibles à la source de celle-ci (à savoir quel parti l’a défendue) qu’à son contenu.

Par exemple, des individus qui se définissent comme politiquement à droite sont susceptibles de soutenir "une politique aux accents de gauche" si celle-ci est défendue par un parti conservateur auquel ils s’identifient. On en voit une illustration frappante dans le cadre de la crise sanitaire.

This site uses cookies and analysis tools to improve the usability of the site. More information. |