Flexibilité de la demande en électricité : un potentiel à exploiter

Miser davantage sur la flexibilité de la demande d’électricité - notamment en la rendant plus coûteuse aux heures de pointe - est une piste pour en diminuer globalement le prix.

Financé par le Fonds de transition énergétique, DemandFlex est un projet qui vise à étudier les obstacles juridiques, économiques et techniques à la pleine exploitation du potentiel de flexibilité de la demande d’électricité.



« Toute personne raccordée au réseau peut diminuer ou augmenter sa consommation d’électricité à un moment précis en réponse à un signal extérieur, par exemple le prix. C’est sur ce principe que fonctionne le tarif jour-nuit : lancer sa machine à laver à 22h coûte moins cher que pendant la journée », illustre Marie Beudels, doctorante au Centre de droit public et social de l’ULB.





« Dans le contexte actuel, l’Europe souhaite réduire les pics de consommation, qui se situent typiquement entre 18 et 19h. Car le prix de l’électricité, sur les marchés de gros, est fixé en fonction du prix de l’unité de production la plus coûteuse - en ce moment celui des centrales au gaz. Donc en réduisant les pics de consommation, on réduit le nombre d’unités de production dont on a besoin pour rencontrer la demande et, à terme, on réduit le prix moyen de l’électricité sur les marchés de gros. »



Autrement dit, un prix de l’électricité plus cher aux heures de pointe pourrait permettre de réduire le prix moyen de l’électricité. Mais la flexibilité de la demande pourrait s’appuyer non seulement sur le prix de l’électricité elle-même, mais aussi sur les tarifs d’utilisation du réseau pour le transport et la distribution - une piste sur laquelle se penchent les chercheurs du projet DemandFlex.